HIC ET NUNC - Démosphère
02/10/2009
Gertrude Stein, une grand poétesse, mourait entourée de ses amis, lorsque soudain elle ouvrit ses yeux et demanda : "Quelle est la réponse ?". Quelqu'un dit: "Mais nous ne connaissons pas la question, comment pouvons-nous connaître la réponse ?". Elle ouvrit ses yeux une dernière fois et répondit: "Bien, alors quelle est la question ?". Et elle mourut.
:: Citations, Emotion, Philosophie, Poésie
01/10/2009
Suite au mail du Bobo de son bois qui fait suite à celui de Cyprien, voici des liens vers la harpe éolienne :
Extrait sonore | Vent courtois | Article wiki | La harpe d'Eole
13/09/2009
Main…
Main posée sur le corps
Main qui interroge, qui demande,
Qui respecte, qui cherche,
Main qui reconnaît la douleur,
Bien plus profonde que la peau,
Main qui perçoit, qui écoute,
... suite sur le site http://www.attitude-cs.com [Copie ici]
:: Poésie
07/05/2009
23/04/2009
Comme l'étoile filante, le mirage, la flamme. Comme l'illusion magique, la goutte de rosée, la bulle sur l'eau. Comme le rêve, l'éclair ou le nuage. Comme le tonnerre terrible mais sans substance. Comme les couleurs de l'éphémère arc en ciel . Comme le reflet de la lune sur l'eau. Considère ainsi toutes choses composées. Compilation Bouddha, Chandrakini et Milarepa..
24/03/2009
Sur mes manches tombées quand le cœur encore plein
Nous nous quittâmes
Je les emporte
Comme un souvenir de vous.
:: Poésie
27/07/2008
Une Charogne
Rappelez-vous l'objet que nous vîmes, mon âme,
Ce beau matin d'été si doux:
Au détour d'un sentier une charogne infâme
Sur un lit semé de cailloux,
Les jambes en l'air, comme une femme lubrique,
Brûlante et suant les poisons,
Ouvrait d'une façon nonchalante et cynique
Son ventre plein d'exhalaisons.
Le soleil rayonnait sur cette pourriture,
Comme afin de la cuire à point,
Et de rendre au centuple à la grande Nature
Tout ce qu'ensemble elle avait joint;
Et le ciel regardait la carcasse superbe
Comme une fleur s'épanouir.
La puanteur était si forte, que sur l'herbe
Vous crûtes vous évanouir.
Les mouches bourdonnaient sur ce ventre putride,
D'où sortaient de noirs bataillons
De larves, qui coulaient comme un épais liquide
Le long de ces vivants haillons.
Tout cela descendait, montait comme une vague,
Ou s'élançait en pétillant;
On eût dit que le corps, enflé d'un souffle vague,
Vivait en se multipliant.
Et ce monde rendait une étrange musique,
Comme l'eau courante et le vent,
Ou le grain qu'un vanneur d'un mouvement rythmique
Agite et tourne dans son van.
Les formes s'effaçaient et n'étaient plus qu'un rêve,
Une ébauche lente à venir,
Sur la toile oubliée, et que l'artiste achève
Seulement par le souvenir.
Derrière les rochers une chienne inquiète
Nous regardait d'un oeil fâché,
Épiant le moment de reprendre au squelette
Le morceau qu'elle avait lâché.
Et pourtant vous serez semblable à cette ordure,
A cette horrible infection,
Étoile de mes yeux, soleil de ma nature,
Vous, mon ange et ma passion!
Oui! telle vous serez, ô la reine des grâces,
Après les derniers sacrements,
Quand vous irez, sous l'herbe et les floraisons grasses,
Moisir parmi les sacrements.
Alors, ô ma beauté! dites à la vermine
Qui vous mangera de baisers,
Que j'ai gardé la forme et l'essence divine
De mes amours décomposés!
Charles Baudelaire
:: Poésie

